Les bonnes adresses de Judah Warsky

Une découverte, un coup de cœur musical : Judah Warsky, l’écouter c’est partir dans un trip varietoche hypnotique extatique.

De la pop donc , des claps et un clack ! La porte d’une salle de concert se ferme sur son doigt, il y laisse un ongle. Il ne lui reste plus que ses neuf doigts pour chanter…et composer sur son clavier, une nuit de débauche et de défonce, l’album Painkillers & Alcohol,  en 2012. Depuis, il a repris ses dix doigts et ses instruments, pour nous entrainer dans ses délires. Son dernier album Avant/après, sorti en janvier dernier, il chante juste, ça sonne faux mais tellement vrai… On écoute Like in a Musical ou la voiture ivre !

Il sera en concert à la Lingerie samedi 12 mai, Paris XIVe

– La meilleure pâtisserie 
: La tartelette aux fraises, la base. Ma madeleine de Proust c’est la lecture de Proust, puisque j’ai lu Un Amour de Swann à 14 ans en Argentine, et dès que je m’y replonge j’ai à nouveau 14 ans et je suis en Argentine. Bon c’est une peinture des salons bourgeois du début du XXème siècle, c’est pas vraiment une pâtisserie, plutôt une tapisserie.

© Reuben Mcfeeters

– La meilleure baguette : La baguette avec des céréales dedans, en fin d’aprèm à l’heure de la 2ème fournée, qui est encore chaude quand on l’achète et encore bonne le lendemain matin. Dans un petit périmètre autour de chez moi il y a une demi-douzaine de boulangeries, ( Ndlr : le quartier Pajol) il n’y en a pas une que j’ai envie de bigupper plus que les autres

– La cantine à – de 15€

La Maison Thaï, place Torcy dans le 18ème. J’aime cet endroit parce que c’est délicieux, parce que la dame est très gentille, et parce qu’on peut y nourrir une famille de trois avec dix balles.

Le fleuriste

Pour les fleurs, je vais chez la fleuriste qui est au marché de l’Olive dans le 18ème. J’aime toutes les fleurs, mais là j’ai envie de répondre les myosotis puisqu’on a évoqué Proust en début de questionnaire.

L’endroit où on est sûr de craquer :

Un bar. Je fais gaffe avec l’argent, sauf quand je suis dans un bar, là j’en ai plus rien à foutre.

– Les meilleurs sushis :

Je maitrise les baguettes, mais je n’aime pas les sushis. Priver les poissons d’un passage au four avec de la crème, des herbes, de l’huile d’olive, des échalotes et du citron, c’est juste cruel.

– Le meilleur Burger :

J’avoue j’en ai marre des burgers. Il y a mille façons de manger du bœuf, le burger est très bas dans ma liste par ordre d’intérêt. En plus je déteste avoir les doigts qui sentent la bouffe pendant tout l’aprèm.

– La meilleure salade :

Je ne suis pas l’ennemi du gésier ou du lardon. Quand je fais des salades chez oim, je mets tout dedans. Oeuf poché, poireau, chèvre chaud, chou rouge, dés de fromage, céleri, croûtons, tout. Choisir c’est renoncer.

– Le meilleur sandwich 
:

Le fricassé tunisien ! À l’angle de la rue Pajol et de la rue Marc Seguin.

– L’adresse beauté incontournable :

C’est quoi votre secret beauté ?   C’est de parvenir à se convaincre soi-même qu’on est beau. C’est pas facile mais ça marche.

– Le coiffeur à qui confier sa crinière

Hadi Aouaghlis, dans son salon de coiffure  » Kessili Hadi » 65 Rue Pajol, 75018 Paris. Le mec est coiffeur mais il est aussi chanteur, guitariste et poète. Il a sorti ses premiers albums dans les années 70 et a pu profiter de la première vague d’intérêt des Français pour le raï et la musique kabyle dans les années 80, mais à aucun moment de sa carrière de chanteur il n’a cessé de couper les cheveux.

– Votre pire souvenir Capillaire :

Mon pire souvenir c’est quand j’étais au lycée, je m’étais fait une coupe au bol et tout le monde m’appelait Ringo. J’ai donc changé de coupe, je me suis fait un ducktail, et du coup tout le monde m’appelait Elvis.

– Un secret de quartier :

Un secret sur mon quartier Chapelle-Pajol: en vrai ce n’est pas interdit aux meufs.

– Le lieu pour flâner 
:

Tout Paris est bon pour flâner. Surtout quand on y vit, qu’on y travaille, qu’on le traverse chaque jour sans trop faire gaffe. Ainsi le jour où on a le loisir de se balader au hasard, sans but, en marchant lentement, c’est une redécouverte.

-De quoi ne vous lassez vous jamais à Paris ?

Comme partout ailleurs: des gens.

 

 

 

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